Traitement charpente
Traitement de charpente : définition, produits, méthodes et réglementation
Le traitement de charpente désigne l'application de produits préventifs ou curatifs sur les bois de structure d'une toiture afin de les protéger contre les insectes xylophages, les champignons lignivores et l'humidité. Opération souvent méconnue mais stratégique, il conditionne la durée de vie de la charpente sur plusieurs décennies. Un traitement préventif bien conduit au moment d'une réfection de couverture représente un investissement de quelques centaines d'euros qui peut éviter une rénovation complète de charpente estimée à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
📖 Définition — traitement préventif vs curatif
Le traitement de charpente se décline en deux grandes familles aux objectifs distincts :
- Traitement préventif : appliqué sur des bois sains pour créer une barrière chimique durable contre les insectes et les champignons avant toute contamination. Il est idéalement réalisé lors de la construction ou lors d'un chantier de réfection de couverture qui donne accès à la totalité des bois. Son efficacité repose sur la pénétration profonde du produit dans le bois — les produits solubles dans les solvants pénètrent mieux que les solutions aqueuses sur les bois secs.
- Traitement curatif : appliqué sur des bois déjà contaminés par des insectes ou des champignons actifs. Son objectif est d'éliminer les colonies présentes, de détruire les œufs et les larves encore dans le bois, et de protéger les bois atteints contre une recontamination. Son efficacité dépend étroitement du stade d'avancement de l'infestation — un traitement curatif sur des bois trop dégradés (section résistante réduite de plus de 40 %) doit impérativement être complété par un renforcement ou un remplacement des pièces concernées.
Ces deux types de traitement se distinguent également de la stérilisation thermique (chauffage du bois à 55–60 °C pendant plusieurs heures pour éliminer les insectes sans produit chimique) et des traitements par injection sous pression (pour les bois non accessibles ou la préservation en profondeur des bois d'œuvre).
🎯 Pourquoi traiter la charpente ?
Capricornes, vrillettes, termites — creusent silencieusement le cœur des bois pendant des années. Un traitement préventif bloque leur cycle de vie avant l'infestation.
Mérule, coniophore, polypore — se développent sur les bois humides et dégradent la cellulose. Le traitement fongicide crée une barrière chimique hostile à leur développement.
Tout bois neuf posé en remplacement d'une pièce dégradée doit être traité avant pose — il sera exposé au même environnement que la pièce qu'il remplace.
De nombreux fabricants de produits de couverture et assureurs conditionnent leurs garanties décennales à la présentation d'un certificat de traitement de la charpente.
Un certificat de traitement récent de la charpente rassure les acquéreurs et peut faciliter la transaction immobilière, notamment dans les zones à risque termites.
Dans les communes soumises à l'arrêté préfectoral termites, tout travaux sur les bois de construction impose un traitement certifié par une entreprise CTB-P+.
🔧 Les organismes ciblés par le traitement
Insectes xylophages — les principaux en France
Les insectes xylophages (du grec : qui mangent le bois) creusent des galeries dans les bois de charpente pour y pondre et nourrir leurs larves. Ils sont détectés par la présence de trous de sortie, de sciure (frass) et, pour les espèces nocturnes, par les craquements que font les larves lors du forage.
- Capricorne des maisons (Hylotrupes bajulus) : le plus destructeur des insectes xylophages en France métropolitaine. Attaque les bois résineux (sapin, épicéa, pin). Larves de 2 à 4 cm vivant 3 à 11 ans dans le bois avant d'éclore. Trous de sortie ovales 6–10 mm × 3–5 mm. Actif dans les régions à été chaud (Méditerranée, vallée du Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur) mais présent partout en France.
- Vrillette commune (Anobium punctatum) : attaque les bois résineux et feuillus. Trous de sortie ronds de 1–2 mm. Larves vivant 3 à 5 ans. Se développe préférentiellement dans les bois humides (> 15 %). Moins agressive que le capricorne mais ubiquiste sur tout le territoire.
- Lyctus (Lyctus brunneus) : attaque uniquement les bois feuillus à gros pores (chêne, frêne, noyer). Trous de sortie ronds de 1–2 mm, sciure fine comme de la farine. Moins courant en charpente (majoritairement résineux) mais présent sur les poutres de plancher en feuillus.
- Termites (Reticulitermes sp.) : insectes sociaux vivant en colonies de plusieurs milliers d'individus. Creusent des galeries en laissant une pellicule de surface intacte — la détection est difficile jusqu'au stade avancé. Présents principalement dans le quart sud-ouest de la France (Gironde, Landes, Charente, Lot-et-Garonne) et en Île-de-France. Réglementation spécifique (diagnostic obligatoire avant vente, déclaration en mairie).
Champignons lignivores
Les champignons lignivores décomposent la cellulose et la lignine du bois en produisant des enzymes qui fragmentent la structure fibreuse. Ils ne se développent que lorsque l'humidité du bois dépasse 20 % — maintenir les bois sous ce seuil par une ventilation correcte est la mesure préventive la plus efficace, avant même tout traitement chimique.
- Mérule (Serpula lacrymans) : le plus agressif. Se développe en milieu confiné et humide. Se reconnaît à son mycélium blanc cotonneux et ses rhizomorphes orangés qui traversent les maçonneries. Décomposition cubique brune du bois (pourriture brune). Éradication difficile — impose la dépose de tous les bois contaminés et le traitement des maçonneries environnantes.
- Coniophore des caves (Coniophora puteana) : champignon de la pourriture brune se développant sur les bois très humides (> 30 %). Moins agressif que la mérule, il se traite en supprimant la source d'humidité et en appliquant un fongicide. Filaments brun-noir caractéristiques.
- Polypore (Antrodia sp., Gloeophyllum sp.) : champignons de la pourriture brune ou blanche se développant sur les bois résineux ou feuillus en milieu ventilé et moyennement humide. Corps fructifères en console sur la surface des bois. Traitement par fongicide et correction de l'humidité.
🧪 Les produits de traitement — familles et principes actifs
1. Insecticides pyréthrinoïdes
Les pyréthrinoïdes (perméthrine, cyperméthrine, deltaméthrine) sont les insecticides les plus utilisés pour le traitement des bois de charpente. Ils agissent sur le système nerveux des insectes en bloquant les canaux sodiques membranaires, provoquant une paralysie et la mort. Pénétration dans le bois : bonne sur bois sec (solvant organique comme support), plus faible sur bois humide (solution aqueuse). Rémanence : 10 à 25 ans selon le produit et l'exposition. Toxicité : faible pour les mammifères à doses de traitement, mais très toxiques pour les poissons et les invertébrés aquatiques — précautions environnementales lors de l'application.
2. Fongicides triazoles
Les triazoles (propiconazole, tébuconazole, cyproconazole) sont les fongicides de référence pour la protection des bois contre les champignons lignivores. Ils inhibent la biosynthèse des stérols dans les membranes cellulaires fongiques, bloquant la croissance et la reproduction du champignon. Pénétration : excellente sur bois sec, en solution organique. Rémanence : 10 à 20 ans en classe de service 1 et 2. Souvent formulés en combinaison avec les pyréthrinoïdes dans les produits biocides polyvalents pour les charpentes (action insecticide + fongicide en une seule application).
3. Sel de bore (acide borique / octoborate de disodium)
Le sel de bore est un biocide à large spectre d'action, actif à la fois contre les insectes xylophages (effets stomacaux et de contact), les champignons lignivores et les moisissures. Sa faible toxicité pour les mammifères et son origine minérale en font un produit privilégié dans les démarches de construction saine. Application : en solution aqueuse par badigeonnage, pulvérisation ou trempage (bois verts) ou en gel d'injection dans les galeries de capricornes. Limite : le bore est hydrosoluble — il migre et se dilue en cas de contact répété avec l'eau liquide (bois en contact avec la maçonnerie humide, bois exposés aux intempéries). Inefficace comme traitement de surface seul sur bois exposés à la pluie. Rémanence en milieu protégé (combles ventilés) : 20 à 40 ans.
4. Produits combinés insecticide + fongicide (formulations professionnelles)
La grande majorité des produits professionnels de traitement de charpente sont des formulations combinées associant un ou plusieurs pyréthrinoïdes et un ou plusieurs triazoles dans un solvant organique (white spirit, solvants pétroliers légers) ou en émulsion aqueuse. Cette formulation assure une action simultanée contre les insectes et les champignons en une seule application. Les produits certifiés CTB-P+ garantissent une efficacité vérifiée par des essais normalisés selon EN 113 (efficacité fongicide) et EN 46 (efficacité insecticide). Rémanence typique : 10 à 20 ans selon la classe d'emploi.
5. Produits anti-termites (zones réglementées)
Le traitement anti-termites utilise des insecticides à effet barrière (perméthrine, bifenthrine en traitement des bois) ou des baits (appâts empoisonnés) placés dans des boîtiers enterrés autour du bâtiment pour éliminer les colonies. Les traitements en barrière chimique du sol (bifenthrine injectée dans le sol périphérique) créent une zone létale pour les termites souterrains. En France, ces traitements doivent être réalisés par des entreprises certifiées CTB-P+ pour être opposables en cas de litige et pour satisfaire aux obligations légales des zones à risque termites.
6. Traitement thermique (sans produit chimique)
La stérilisation thermique par micro-ondes ou par air chaud élève la température du bois à 55–60 °C pendant 30 à 60 minutes, tuant toutes les larves et adultes d'insectes xylophages sans aucun produit chimique. Technique de plus en plus utilisée dans les logements occupés (pas de délai d'éviction, pas d'odeur), les bâtiments classés (pas d'injection de produits dans les bois d'œuvre patrimoniaux) et les démarches environnementales. Limite : n'apporte aucune protection résiduelle contre de futurs insectes — un traitement préventif chimique complémentaire reste recommandé après stérilisation thermique.
🛠️ Méthodes d'application des produits
Badigeonnage (la méthode la plus courante)
Application du produit dilué à la brosse large (10 à 15 cm) ou au rouleau sur toutes les faces accessibles des bois de charpente. Le badigeonnage permet une couverture uniforme et un bon contrôle de la quantité appliquée. Consommation typique : 150 à 250 mL/m² selon la porosité du bois. Réaliser au minimum deux passages en croisant les directions pour assurer une imprégnation homogène. Particulièrement adapté aux charpentes ouvertes lors d'un chantier de réfection de couverture. Séchage : 24 à 48 h avant fermeture du complexe.
Pulvérisation basse pression
Application par pulvérisateur à dos (10–20 L) ou appareil électrique, permettant de traiter rapidement de grandes surfaces, y compris les zones peu accessibles (faces supérieures des pannes, recoins des fermes). Avantage : rapidité et couverture des zones inaccessibles au badigeon. Risque : brouillard de pulvérisation — port d'équipement de protection (masque à cartouches filtrantes, combinaison, lunettes) obligatoire. Ne pas pulvériser sur les isolants, les membranes d'étanchéité ou les équipements électriques.
Injection sous pression dans les galeries
Pour les bois déjà infestés par des capricornes ou des vrillettes, l'injection de gel insecticide ou de solution sous pression directement dans les galeries par des aiguilles fines (1–2 mm) assure une diffusion du produit au contact direct des larves dans le bois. Technique complémentaire au badigeonnage ou à la pulvérisation, particulièrement efficace sur les bois épais dont les galeries profondes sont inaccessibles au badigeonnage de surface. Les pistolets d'injection à pression réglable permettent de saturer les galeries sans projections.
Trempage (bois neufs avant pose)
Les bois de remplacement ou de renfort peuvent être trempés dans un bac de solution biocide concentrée avant leur mise en œuvre. Le trempage assure une imprégnation sur toute l'épaisseur de l'aubier (1 à 5 minutes pour les bois secs de faible section). Solution idéale pour les chevrons et pannes de remplacement — le bois traité par trempage présente une protection en profondeur supérieure à celle obtenue par badigeonnage de surface. Limité par la taille du bac et la manutention des pièces longues.
Traitement en autoclave (bois industriellement traités)
Le traitement en autoclave (imprégnation sous pression en usine) introduit les produits biocides dans les cellules profondes du bois, y compris dans le duramen des essences résistantes. Les classes de traitement (CTB A+ classes 2 à 4) garantissent une protection standardisée selon l'exposition future du bois (classe 2 : intérieur protégé, classe 3 : extérieur couvert, classe 4 : en contact avec le sol). Pour les charpentes standards en combles ventilés, la classe 2 est suffisante. Ce traitement industriel est irreproductible sur chantier — les bois traités en autoclave sont utilisés en neuf, les traitements sur chantier concernent les bois existants non traités à l'origine.
📐 Tableau comparatif des produits de traitement
| Produit | Cibles | Rémanence | Application | Contraintes |
|---|---|---|---|---|
| Pyréthrinoïdes (perméthrine…) | Insectes xylophages | 10–25 ans | Badigeon / pulvérisation | Très toxique organismes aquatiques |
| Triazoles (propiconazole…) | Champignons lignivores | 10–20 ans | Badigeon / pulvérisation | Classé CMR – EPI obligatoires |
| Sel de bore (octoborate) | Insectes + champignons | 20–40 ans (milieu sec) | Badigeon / injection | Hydrosoluble – milieu sec uniquement |
| Combiné insecticide + fongicide | Insectes + champignons | 10–20 ans | Badigeon / pulvérisation | Solvant – ventilation obligatoire |
| Anti-termites (bifenthrine…) | Termites souterrains | 5–10 ans (sol) | Barrière sol + badigeon | Entreprise CTB-P+ obligatoire |
| Traitement thermique | Tous insectes xylophages | Aucune (éradication seule) | Micro-ondes / air chaud | Pas de protection résiduelle |
⚠️ Un traitement de charpente n'est efficace que si la source d'humidité qui a favorisé l'infestation ou le développement fongique est supprimée avant ou simultanément au traitement. Traiter des bois maintenus à plus de 20 % d'humidité ne donne aucun résultat durable — les produits fongicides sont inefficaces sur des bois continuellement humides et les insectes recolonisent les bois non séchés.
🔧 Protocole d'intervention — traitement professionnel complet
- Diagnostic préalable : humidimétrie systématique de toutes les pièces accessibles (seuil critique : 18–20 %), identification visuelle des organismes présents (insectes, champignons), sondage à l'aiguille des bois suspects, cartographie des zones contaminées. Un diagnostic par un professionnel certifié CTB-B+ est recommandé avant tout traitement curatif.
- Identification et suppression de la source d'humidité : avant tout traitement, localiser et corriger la cause de l'humidité excessive — infiltration de couverture, défaut de ventilation sous-toiture, condensation chronique, remontée capillaire depuis les maçonneries. Sans cette étape, le traitement ne sera pas durable.
- Assèchement des bois : si les bois présentent un taux d'humidité > 20 %, laisser sécher les combles (ventilation renforcée, chauffage si nécessaire) jusqu'à descendre sous ce seuil avant d'appliquer les produits en solvant. Les produits en solution aqueuse (sel de bore) peuvent être appliqués sur bois humides mais leur efficacité en est réduite.
- Préparation du chantier : couvrir ou retirer les isolants, les membranes de sous-toiture et les équipements électriques des zones à traiter. Étanchéifier les sorties de ventilation et les chatières pour éviter la contamination de l'environnement lors de la pulvérisation. Mettre en place la signalétique de sécurité (accès interdit pendant le traitement et le délai de réintégration).
- Application des produits : procéder au badigeonnage ou à la pulvérisation en commençant par les pièces les plus hautes (faîtière, pannes) en descendant vers les chevrons et la sablière, pour éviter de retraverser les zones traitées. Porter les EPI adaptés (combinaison, gants nitrile, lunettes, masque à cartouches P3 pour les produits en solvant). Injecter le produit dans les galeries identifiées. Consommation : noter la quantité utilisée pour le rapport de traitement.
- Délai de séchage et réintégration : respecter le délai de séchage prescrit par le fabricant (24 à 72 h selon le produit et la ventilation des combles) avant toute réintégration des occupants dans les pièces situées sous les combles traités. Pour les produits en solvant, ventiler abondamment les combles pendant le séchage.
- Rédaction du rapport et du certificat de traitement : établir un rapport d'intervention mentionnant les produits utilisés (nom commercial, principe actif, N° AMM, concentration, quantités), les zones traitées, la date et les conditions d'intervention, et la durée de garantie. Ce certificat est le document de référence pour l'assurance, les garanties et les transactions immobilières futures.
✅ Le moment idéal pour traiter la charpente est lors d'une réfection complète de couverture — l'accès à la totalité des bois depuis l'extérieur permet un traitement généralisé sans déplacer le mobilier ni gêner les occupants. À ce stade, le surcoût du traitement représente 5 à 15 % du coût total du chantier de couverture, pour une protection valable 15 à 25 ans.
⚠️ Sécurité des occupants et impact environnemental
Protection des occupants pendant et après le traitement
Les produits de traitement de charpente en solvant organique dégagent des COV (Composés Organiques Volatils) pendant leur séchage. Les précautions à respecter :
- Évacuation des occupants (personnes, animaux domestiques) pendant la durée du traitement et le délai de réintégration indiqué sur la fiche technique (en général 24 à 72 h).
- Ventilation maximale des combles et des pièces situées en dessous pendant et après le traitement.
- Protection des denrées alimentaires et des contenants ouverts dans les espaces sous-jacents.
- Délai plus long (48 à 96 h) pour les personnes sensibles (enfants, femmes enceintes, asthmatiques, personnes immunodéprimées).
- Les produits en solution aqueuse (sel de bore) présentent des contraintes de COV nettement moindres et permettent une réintégration plus rapide (12 à 24 h).
Protection de l'environnement
Les pyréthrinoïdes sont classés très toxiques pour les organismes aquatiques — les eaux de rinçage et les restes de produits ne doivent jamais être déversés dans les égouts ou les cours d'eau. Les emballages vides sont des déchets dangereux à déposer en déchèterie ou à remettre au distributeur. Le choix de produits en solution aqueuse (vs solvant organique) réduit significativement l'impact environnemental du traitement à efficacité équivalente.
Délais d'attente avant pose de couverture et isolation
Après traitement, respecter les délais de séchage avant de poser l'isolant ou de refermer la couverture :
- Produits en solvant organique : 48 à 72 h de séchage minimum avant pose d'isolant sur les bois traités.
- Produits en solution aqueuse (sel de bore) : 24 à 48 h.
- Produits thermiques : aucun délai de séchage — repose possible immédiatement après refroidissement.
📚 Glossaire des 20 termes associés
Extrémité d'une pièce de bois — zone la plus poreuse et la plus exposée à l'humidité, prioritaire dans l'application des produits de traitement.
Autorisation obligatoire délivrée par l'ANSES pour tout produit biocide commercialisé en France, dont les produits de traitement de charpente.
Hylotrupes bajulus — principal insecte xylophage des bois résineux de charpente, trous de sortie ovales 6–10 mm, larves vivant 3–11 ans dans le bois.
Classification européenne des conditions d'exposition des bois traités — CS1 : intérieur sec, CS2 : intérieur humide ou couvert, CS3 : extérieur sans contact sol.
Cancérogène, Mutagène, Reprotoxique — classification des substances chimiques dangereuses. Certains triazoles sont classés CMR — port d'EPI obligatoire lors de l'application.
Solvants organiques émis lors du séchage des produits de traitement en solvant — responsables des odeurs et des délais de réintégration.
Certification française (Centre Technique du Bois) pour les entreprises de traitement des bois de charpente — obligatoire pour les traitements anti-termites en zones réglementées.
Partie centrale du bois (cœur), plus dense et naturellement plus résistante aux insectes et champignons que l'aubier — les produits de surface traitent principalement l'aubier.
Gants nitrile, combinaison jetable, lunettes, masque à cartouches filtrantes P3 — obligatoires lors de toute application de produits de traitement de charpente.
Sciure produite par les larves d'insectes xylophages lors du forage des galeries — sa présence fraîche sous les bois confirme une infestation active.
Appareil mesurant l'humidité massique du bois par résistivité — seuil de 18 % au-delà duquel le traitement fongicide est nécessaire, 20 % pour le développement actif.
Application de produit insecticide directement dans les galeries de capricornes par aiguilles fines — atteint les larves profondes inaccessibles au badigeonnage.
Serpula lacrymans — champignon lignivore le plus destructeur, reconnaissable à son mycélium blanc et ses rhizomorphes orangés. Traitement spécifique obligatoire.
Sel de bore utilisé comme biocide à large spectre — actif contre insectes et champignons, faible toxicité mammifères, hydrosoluble (usage en milieu sec uniquement).
Pyréthrinoïde synthétique — principe actif insecticide de référence pour les traitements de charpente, rémanence 10–25 ans, très toxique pour les organismes aquatiques.
Triazole fongicide — principe actif de référence pour la protection des bois contre les champignons lignivores, souvent formulé avec des pyréthrinoïdes.
Famille d'insecticides synthétiques dérivés des pyréthrines naturelles du chrysanthème — les plus utilisés en traitement des bois de charpente (perméthrine, cyperméthrine).
Document remis à la fin de l'intervention, mentionnant les produits, quantités, zones traitées et durée de garantie — pièce essentielle pour l'assurance et les transactions immobilières.
Durée d'efficacité d'un produit de traitement dans le bois après application — de 10 à 40 ans selon le produit, l'essence et les conditions d'exposition.
Famille de fongicides (propiconazole, tébuconazole) inhibant la synthèse des stérols fongiques — les plus efficaces contre les champignons lignivores des bois de charpente.
💶 Prix indicatifs 2024–2025
Tarif : 8–20 €/m² de combles | Remarque : Badigeonnage généralisé, produit certifié CTB-P+, maison individuelle
Tarif : 15–35 €/m² de combles | Remarque : Injection galeries + badigeonnage + garantie 10 ans
Tarif : 10–25 €/m² de combles | Remarque : Badigeonnage + injection ciblée, garantie 5–10 ans
Tarif : 3 000–8 000 € | Remarque : Injection bifenthrine sol périphérique + bois, entreprise CTB-P+, maison individuelle
Tarif : 2 000–5 000 € + abonnement annuel | Remarque : Pose boîtiers + recharges annuelles, entreprise CTB-P+
Tarif : 20–50 €/m² de combles | Remarque : Stérilisation micro-ondes ou air chaud, sans produit chimique, garantie éradication
Tarif : 6–15 €/m² de combles | Remarque : Solution aqueuse, faible toxicité, rémanence 20–40 ans en milieu sec
Tarif : 200–600 € | Remarque : Humidimétrie + diagnostic parasitaire + rapport — déductible si chantier réalisé
Tarif : Inclus dans le traitement | Remarque : Document obligatoire pour assurance, vente immobilière et zones termites réglementées
* TVA 10 % applicable (logement > 2 ans). Le traitement de charpente réalisé en même temps qu'une réfection de couverture est inclus dans le devis global — il représente en général 5 à 15 % du coût total du chantier. Les traitements anti-termites dans les zones réglementées peuvent bénéficier d'une TVA à taux réduit sous conditions.
📋 Réglementation applicable
- Règlement (UE) n° 528/2012 — BPR : encadre la mise sur le marché de tous les produits biocides de traitement des bois (type PT8) dans l'Union européenne — impose l'évaluation des substances actives et l'obtention d'une AMM nationale pour chaque produit.
- ANSES — Autorisations de Mise sur le Marché : tout produit biocide de traitement de charpente commercialisé en France doit disposer d'une AMM délivrée par l'ANSES. Vérifiable sur le registre SIMMBAD.
- Loi n° 99-471 du 8 juin 1999 (termites) : rend obligatoire la déclaration en mairie de la présence de termites dans les communes ayant pris un arrêté préfectoral. Diagnostic termites obligatoire avant vente immobilière dans les zones concernées.
- Art. L. 133-6 du CCH (mérule) : obligation de déclaration de la présence de mérule en mairie dans les communes concernées par un arrêté municipal. Vice caché en cas de non-déclaration lors d'une vente.
- Certification CTB-P+ : marque de qualification professionnelle des entreprises de traitement des bois mise en place par le FCBA (ex-CTBA). Recommandée pour tous les traitements, obligatoire pour les traitements anti-termites dans les zones réglementées.
- Code du travail — art. R. 4412-1 et suivants : obligation d'évaluation des risques chimiques et de mise à disposition d'EPI adaptés lors de l'utilisation de produits biocides par les salariés.
- NF EN 113 : norme d'essai de l'efficacité fongicide des produits de protection des bois — référence pour la certification CTB-P+.
- Garantie décennale (art. 1792 Code civil) : les travaux de traitement de charpente réalisés par un professionnel engagent sa responsabilité décennale si un désordre résulte d'un manquement au protocole ou à l'utilisation de produits non conformes.
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